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Le diabète, une « bombe à retardement » Le diabète, une « bombe à retardement »
Posté le : 13-07-2010 | 0 Commentaires | Ajouter un commentaire

D’ici 2030, le nombre de cas de diabète pourrait être multiplié par deux en Afrique
Une étude menée par l’université de Yaoundé alerte sur le nombre grandissant des cas de diabète en Afrique. En Algérie, 6 à 8% des cas mènent à une amputation du pied. Le président de la Fédération internationale du diabète, Jean-Claude Mbanya, explique ce phénomène lié à une occidentalisation du mode de vie des Africains.
Le diabète est une « bombe à retardement dans le secteur de la santé publique et dans le domaine socio-économique ». Telle est la conclusion de l’étude sur le diabète en Afrique subsaharienne menée par l’Université de Yaoundé au Cameroun et publiée en juin par The Lancet. Si aucun progrès majeur n’est réalisé, le nombre de cas de diabète devrait être multiplié par deux en Afrique subsaharienne, pour atteindre 24 millions d’ici 2030, précisent les chercheurs. Amputations, maladies cardio-vasculaires ou rétinopathie notamment, les complications dues au diabète sont nombreuses et peuvent mener à la mort. Des spécialistes ont souligné le weekend dernier à Alger que 6 à 8% des diabétiques algériens subissent une amputation du pied.

Les auteurs de l’étude menée par Jean-Claude Mbanya soulignent que des campagnes de prévention « adaptées sur le plan socioculturel » sont nécessaires, notamment en termes d’alimentation. L’obésité est encore parfois vue comme un signe de bonne santé en Afrique subsaharienne. Un meilleur accès au traitement et un dépistage plus précoce est également indispensable. Une coiffeuse sénégalaise citée par IRIN affirme que « chaque centime » qu’elle gagne lui sert à acheter de l’insuline. Elle précise également que le régime alimentaire à base de légumes prescrit par les médecins est trop onéreux pour elle.

Contrairement à une idée répandue, le diabète n’est pas une maladie de pays riche : 70% des cas surviennent dans des pays à revenus faible et intermédiaire, précise la Fédération internationale du diabète (FID). Selon des estimations de cet organisme basé à Bruxelles, 6% de la mortalité totale en Afrique subsaharienne sera probablement causée par le diabète en 2010.
Source: Afrik.com
   
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